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En aide aux familles sinistrées

2017-06-14

L’Association des chefs en sécurité incendie du Québec a demandé au directeur du Service intermunicipal de sécurité incendie de La Pocatière, M. Stéphane Dubé, s’il pouvait envoyer un technicien en prévention des incendies pour aider les municipalités de l’Outaouais dans leurs mesures de rétablissement suite aux dernières inondations. La réponse a été positive.

Là-bas, les gens sont désemparés, ne savent pas quoi faire, et plusieurs ont été évacués de leur maison à cause de la forte présence de champignons et des problèmes de structure de bâtiment. Certains évacués nécessitent des soins médicaux immédiats.

Patrick Lemieux a effectué deux séjours de trois jours dans les municipalités de Papineauville, Mansfield, Gracefield et Maniwaki. Le travail des techniciens en prévention des incendies consistait à visiter les résidences pour vérifier trois choses : s’il y avait des problèmes de nature psychologique, la présence de moisissure ou encore si le bâtiment était endommagé par les inondations.

Ressources

Les techniciens pouvaient ensuite recommander les personnes sinistrées à une ressource du CLSC ou encore demander l’assistance d’un inspecteur en bâtiment ou d’une biochimiste, notamment lors de la présence de champignons. Les personnes étaient alors prises en charge. « En arrivant sur place, on parlait avec le monde pour voir comment était leur moral », dit-il.

En arrivant sur place, on parlait avec  monde pour voir comment était leur moral.

Selon M. Lemieux, certaines personnes étaient plus vulnérables que d’autres. Il rapporte le cas d’un homme d’environ 80 ans dont le plancher de la maison était couvert de champignons qu’il n’avait pas réussi à faire partir. L’homme avait un œil très enflé, dit-il. Dans un appartement de trois pièces et demi, une dame dormait avec son enfant dans un sous-sol où il y avait la présence de champignons sur les murs. D’autres sinistrés, par ailleurs, avaient déjà commencé les travaux de rénovation.

Bonne décision

Les techniciens pouvaient visiter une cinquantaine de résidences par jour. « On avait beaucoup de déplacements à faire », dit Patrick Lemieux. Il croit que ce fut une bonne décision de faire venir des techniciens en prévention des incendies. Cela a permis de faire les premières constatations officielles et de voir les côtés positifs et négatifs, ce qui est toujours utile si la situation devait se reproduire, ajoute M. Lemieux.

Outre La Pocatière, les Services de sécurité incendie de Lévis, Montmagny, Rimouski et Saguenay composaient la cohorte de l’Est-du-Québec. Le tout était coordonné par le ministère de la Sécurité publique et le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) qui ont pris en charge l’ensemble des frais occasionnés par l’envoi de M. Lemieux (salaire, déplacements, hébergement, repas et heures supplémentaires), souligne le directeur du Service intermunicipal de sécurité incendie de la ville de La Pocatière, M. Stéphane Dubé.